|||  CEUX QUI ONT COMPTÉLESÉTOILES TROUVERONT TOUJOURS LE MÊME COMPTE



Ceux qui ont compté les étoiles / Trouveront toujours le même compte témoigne de la variabilité des sentiments et des sensations lors d’un deuil. Cela s’exprime par l’observation de non lieux de mémoire, et par l’attention portée à tous les sens pour approcher une connaissance sensitive au moyen de la photographie. Je fais mienne l’interrogation d’Œdipe lorsque, aveugle et soutenu par Antigone qui voit pour lui, il remet en cause la perception visuelle immédiate qui masque les possibilités des autres sens, et parfois trompe. Aussi, reprenant l’idée des rythmes dans les chants qui composent les poèmes lyriques, de Sophocle au Serpent d’étoile de Giono, en passant par Mireille de Mistral, les photographies portent en elle, en sourdine, la rumeur des choses du monde.

In Ceux qui ont compté les étoiles / Trouveront toujours le même compte (Those who counted the stars / Will always find the same count), the variability of feelings and sensations during mourning is expressed through observation of non-places of memory, and through attention to all the senses with a view to approaching sensitive knowledge by mean of photography.